"Il était une fois, dans un forêt profonde, un palais merveilleux où vivait une Bête, amoureuse d'une Belle. Et ce palais, le plus merveilleux qu'on puisse imaginer...
HALTE...Ça ne s'est pas ax-ac-te-ment passé comme dans l'histoire, pas du tout même!
Il y a bien:
-Une Bête.
-Un Palais.
-Une Belle...
Mais des trains sillonnent la forêt, arasent les collines, éventre les sous bois. La Belle minaude, la Bête ricane.
Le Palais? Ha n'en parlons pas!
Tout était là pour réussir un jolie conte. Seulement voilà: on s'est emmêlé les pieds en rajoutant un révolutionnaire, un président, et un bouchet! Quand ce n'est pas la grève, la fée Électricité illumine le Palais. La Belle cotise à la Sécu, et la Bête ferait bien de s'inscrire à la SPA.
Tout fout le camp.
[...] HISTOIRE [...]
Ainsi se termine notre histoire:
Personne ne se maria, personne n'eut beaucoup d'enfants.
Le crapaud resta crapaud, aucune jeune fille ne s'étant proposée pour lui donner un baiser, en dépit des nombreuses annonces parues dans les revus spécialisées.
Le Petit Poucet, perdu dans la jungle des villes, devint contremaître chez Citroën.
Les sept nains terminèrent leur vie dans un centre de géatrie.
Le petit canard ne devint pas un grand cygne: il retourna au pays avec le million pour les immmigrès.
Le Chat Botté fut capturé par les rabatteurs d'un laboratoire pharmaceutique où l'on pratique la vivisection...
Tout fout le camp."
La Bête et la Belle, Thierry Jonquet
J'ai modifié une ou deux chose...
"Bien évidemment il radote..."